16 juillet 2018

La Belle-Iloise, l’authenticité conservée !

La Belle-Iloise, c’est avant tout une histoire : celle du monde de la mer, de la pêche à la sardine et de la fraicheur du poisson. Dès les années 1960, le fondateur refuse de se soumettre aux normes de la grande distribution pour conserver son savoir-faire unique. Respect de la mer, authenticité, qualité, proximité, sont les maîtres mots de l’enseigne qui a toujours affiché sa volonté d’indépendance.

La consommation des produits est associée à un moment de détente passé au bord de la mer. Et la marque bretonne ne s’y trompe pas. La cible visée est originale : les vacanciers. L’enseigne qui a ouvert ses boutiques uniquement sur le littoral, cherche à fidéliser cette clientèle pour qu’elle achète tout au long de l’année par correspondance. Pour cela, l’élaboration régulière de nouvelles recettes est très efficace. Crème de sardines au whisky, émietté de thon aux pruneaux et aux épices, maquereaux au curry et aux amandes… Des recettes inédites qui font parties de l’ADN de la marque.

Pour valoriser ses produits haut de gamme et riches en saveurs, La Belle-Iloisea misé sur un packaging qualitatif très coloré. Les boîtes de conserve en fer blanc aux couleurs chatoyantes sont toutes différentes. Elles accentuent le côté artisanal de la marque et donnent envie au client de les collectionner ! Un souci du détail et de la qualité que l’on retrouve même dans les très belles boutiques de la marque.

En réinventant ainsi les produits en conserve et la façon de les présenter et de les consommer, La Belle-Iloise fait non seulement partie des rares conserveries à avoir survécu mais s'est surtout imposée comme une marque incontournable !

 

Sources :

www.e-marketing.fr, la Belle-Iloise garde le cap, 2010

www.lesechos.fr  La Belle-Iloise, 2012

6 juillet 2018

Caddie roule à l’innovation !

Rares sont les marques dont la suprématie est telle que leur nom devient un nom commun. C'est le cas de la marque Caddie, entreprise alsacienne créée en 1957, qui a été le leader incontesté sur le marché des chariots de supermarché pendant plus d'un demi siècle.

Mais depuis la fin des années 2000, l'entreprise a surtout fait parlé d'elle pour ses problèmes financiers, ses rachats à répétition et ses appels au secours à la classe politique.

La cause de tous ces maux? Le ralentissement du marché, la bataille sur les coûts de production, les problèmes de trésorerie mais aussi le manque cruel d'innovation - Caddie n'a pas accompagné comme elle aurait pu les évolutions du secteur de la grande distribution.

Finalement, c'est l'industriel Altia qui rachète la marque au printemps 2012 et son PDG donne un coup de fouet à l'entreprise jusqu'ici familiale et paternaliste.

Il remet notamment l'innovation et le design au cœur de la stratégie du groupe. Les 3 mots-clés de la marque sont désormais: intelligence, user-centric et excellence. En témoigne leur nouveauté, le Caddie Wind, dans lequel le traditionnel bac en grillage est remplacé par des sacs amovibles. Les chariots sont plus pratiques, plus légers, plus maniables. L'expérience utilisateur est significativement améliorée.

Voilà donc un bel exemple d'une démarche design réussie, efficace et surtout, porteuse de valeur ajoutée et de croissance pour une entreprise française !

http://www.caddie.fr/

30 juin 2018

La publicité est morte : le branding est la clé du succès

A l’heure où la concurrence n’a jamais été aussi rude pour les marques et qu’il est difficile de sortir du lot, le conférencier Simon Sinek semblent avoir trouvé LA solution. L’expert en leadership affirmait effectivement dans une conférence en 2009 que les grands groupes comme Apple, Nike, Coca-Cola et j’en passe « communiquent de la même manière et possèdent une structure similaire ». Non, ce n’est pas péjoratif, loin de là ! Il s’agirait en fait d’une méthode qui assurerait le succès et la prospérité d’une marque. Donc oubliez les moyens de promotion classiques et le matraquage publicitaire au risque de paraître « So 2012 ». Aujourd’hui, les marques leaders inspirent le monde de manière significative, mais comment font-elles pour arriver à ce stade de notoriété ?


Le cercle d’or, qu’est ce que c’est ?  
Dans sa conférence, Simon Sinek met en avant le concept du « cercle d’or » pour appuyer son analyse.

Ce n’est ni un remake du « Seigneur de anneaux » ni un concurrent surnaturel du triangle des Bermudes, mais bien un levier permettant aux marques de se différencier. Il remarque en effet que les entreprises qui échouent ou qui stagnent adoptent toujours la même stratégie : ils mettent en avant leurs produits, puis démontrent comment ils sont mis en oeuvre, mais peu savent pourquoi ils le font. C’est sur le « pourquoi » qu’insiste Simon Sinek car pour lui, la solution réside dans ce seul mot. Pourquoi une marque existe-t-elle ? Quelles sont ses valeurs ? Son but ? De même qu’un corps humain doit avoir des os solides pour supporter le poids du reste du corps, une marque doit posséder une raison d’être assez forte pour crédibiliser ses produits ou ses services.

Ce fameux cercle d’or prouve que c’est avant tout le positionnement et les valeurs d’une marque qui influencent les consommateurs. Lorsqu’on analyse la situation, il est vrai qu’un consommateur lambda tel que vous et moi, n’achète plus simplement un produit, il veut surtout adhérer à un univers de marque, s’identifier et se sentir impliqué dans une communauté. Si j’achète cet IPhone, ce n’est pas uniquement pour ses fonctionnalités, mais pour être intégré dans la communauté Apple et profiter de l’univers technologique de la marque. Il en est de même quand je prends cette bouteille de Coca-Cola dans le rayon boissons, je ne prends pas une sous-marque qui a un goût similaire car je veux me sentir proche des valeurs d’authenticité et d’échange de l’enseigne et partager ça avec les autres consommateurs. C’est à travers ce mécanisme inconscient que les grandes marques entretiennent leur leadership (pas folles les guêpes !). A partir du moment où l’ensemble des valeurs d’une marque sont expressément incluses dans ses produits, les gens achètent car ils croient en la cause qu’elle défend.

Autre point important qu’aborde Simon Sinek dans sa conférence : la relation entre le positionnement des marques et l’évolution de notre propre cerveau. Il semblerait effectivement que la constitution de nos méninges suivent le cercle d’or. La partie centrale de notre cher cerveau, qui s’appelle en réalité notre système limbique (quel article instructif, c’est fou) correspondrait au « pourquoi » de nos décisions et renverrait à nos sentiments comme la confiance ou la fidélité. Les marques qui ont compris comment s’imposer sur le marché peuvent donc aisément influencer nos choix lorsqu’on se trouve dans un magasin, à condition que sa cause nous touche bien sûr ! On comprend tout de suite beaucoup mieux pourquoi des milliers de personnes sont prêtes à liquider un mois de salaire pour le dernier IPhone. Les consommateurs achètent en fait l’univers et le « pourquoi » de la marque qu’ils aiment tant pour entretenir cette connexion de valeurs qui existent entre eux.

Bien, maintenant que l’on sait qu’il faut à tout prix différencier sa marque par des valeurs fortes, il ne reste plus qu’à savoir comment faire, non ?


L’importance du branding dans la création de valeurs de marque
La création de ce « pourquoi » nécessite de réfléchir précisément sur « qui est votre marque ? » et « quelle cause défend-elle ? », un peu comme si vous deviez la personnifier. La notion de branding prend alors tout son sens car c’est elle qui agit au cœur de ces questions à travers des éléments distinctifs comme le nom, le logo, les valeurs, etc. En fait, il faut suivre le concept de la vache pourpre inventé par Seth Godin (petite référence à la marque Milka, effectivement).

Le tout est de faire de votre produit, votre service ou votre marque, quelque chose de remarquable, de mémorable. Pour ça il y a bien évidemment de multiples techniques comme le fait de créer un produit qui répond parfaitement aux attentes d’une cible précise, de s’adresser aux précurseurs en les bichonnant et bien d’autres moyens pour lesquels il faudrait accorder un article entier. En adoptant l’état d’esprit « vache pourpre », vous aurez le souci permanent de vous développer selon le principe de différenciation, ce qui est un gros (gros !) avantage. Les clients vous reconnaitront et vous apprécieront pour ce qui fait votre différence et ils pourront même vous défendre si vous êtes sympa ! Ce mécanisme est le même que pour les personnes réelles : on commence par se rencontrer, puis on se trouve des points communs et on finit par s’apprécier et se défendre mutuellement. Pensées de cette façon, on comprend mieux pourquoi les marques qui changent subitement de positionnement comme Malabar par exemple peinent à retrouver leur public, car quand un ami change de comportement, on a du mal à le reconnaître. Il est donc plus prudent de fixer un positionnement cohérent et durable dès la création de sa marque pour ne pas gâcher la si belle relation qu’on a réussi à maintenir durant toutes ces années. Néanmoins, il faut  faire attention à ne pas tomber dans le piège du conformisme et adopter des valeurs « banales » ou trop utilisées pour plaire au public. Osez défendre vos propres idées et mettez les en forme dans votre marque pour qu’elle soit la plus fédératrice possible et qu’elle devienne la nouvelle star des rayons!

On le voit, les marques développent de plus en plus leur identité plutôt que leurs produits pour séduire leur cible, et elles ont bien raison. Seulement, les places sont chères dans le cœur des consommateurs et c’est à celle qui aura le positionnement le plus remarquable qui gagnera. Suivre le cercle d’or permet d’avoir une bonne base pour développer sa marque et lui éviter de se perdre dans la masse de concurrents. Alors avant de penser à faire de superbes spots TV ou des campagnes d’affichage ultra créatives, pensez à mettre en place une stratégie de branding aussi solide que votre esprit est fertile !

Article rédigé par Yellow Lab

19 juin 2018

Le green packaging selon Solia

Eco-conception, bio-matériaux, green-design… de tous ces concepts passablement abstraits, Solia a fait une réalité concrète : cette PME « créatrice de solutions packaging » a développé toute une gamme de barquettes à usage unique en pulpe de canne bio-dégradable.

La pulpe de canne, c’est cette partie de la canne à sucre qui est habituellement jetée ou brûlée. Voilà donc un matériau qui n’est pas prêt d’être épuisé et qui concourt à une utilisation intelligente des ressources naturelles.

Les caractéristiques du produit sont préservées puisque les barquettes « vertes » restent micro-ondables, surgelables et résistent au four à 200°.

Cette nouvelle stratégie s’avère payante puisqu’aujourd’hui, Solia – qui propose 90% de sa gamme « demandes spécifiques » avec ce matériau innovant – connaît une croissance annuelle de 20%.

http://www.solia.fr/fr/

27 mai 2018

Les 6 règles à respecter pour créer un positionnement de marque efficace

Lorsqu’une marque souhaite se positionner sur le marché, il faut qu’elle se demande où elle veut être et comment elle doit se définir. Pour cela, la marque doit donner une certaine posture à son produit ou son service afin qu’il soit compréhensible par tous. En théorie, ces principes peuvent paraître simples, mais pour les mettre en pratique, cela nécessite de respecter certains critères et d’avoir une connaissance parfaite de l’univers de sa marque. Nous allons donc rappeler les 6 principales règles pour un positionnement de marque efficace.

La crédibilité
Voilà un critère à ne surtout pas négliger. La crédibilité de son positionnement est effectivement capital car le consommateur doit croire en vous pour adhérer à vos valeurs. La posture que va adopter votre marque devra donc trouver une cohérence avec votre univers et ce que vous vendez pour toucher votre cible et la convaincre de la pertinence de votre offre.

La durabilité
Lorsqu’on gère une marque, le positionnement est tout sauf un élément mineur que l’on peut changer à sa guise. Quand il est mis en place, il doit être durable ce qui suppose de faire preuve de beaucoup d’anticipation. Sa stratégie de branding doit être forte pour résister aux différentes générations et donc faire face à des changements de perception. bien sûr il est possible de modifier son positionnement comme l’ont fait Lidl ou Le Club Med mais cela s’accompagne de beaucoup de communication autour pour ne pas perdre la fidélité de ses clients.

L’aspect motivant, attractif et pertinent
Un positionnement de marque doit également faire preuve d’attractivité et de dynamisme pour pousser les consommateurs à adhérer à la marque. Pour cela, la marque devra rivaliser d’astuces et de pertinence pour capter l’attention de son public et le motiver à l’achat. C’est parce qu’aujourd’hui les consommateurs ne veulent plus simplement acheter un produit ou un service mais plutôt un état d’esprit et un univers qu’il est nécessaire d’adopter une posture inspirante pour sa cible.

La distinction et la spécificité
L’une des difficultés principales lorsqu’on établie son positionnement de marque, c’est d’être complètement différent de ses concurrents. Il faut faire preuve de beaucoup de créativité pour situer son enseigne mais il suffit souvent de choisir un critère spécifique de sa marque et le de développer pour en faire un élément distinctif. Cela passe aussi par l’ensemble de sa charte graphique qui permettra aux consommateurs de reconnaître et choisir VOTRE marque plutôt qu’une autre.

Le caractère déclinable
Un positionnement de marque se trouvera rapidement épuisé s’il n’intègre pas le caractère déclinable à sa stratégie. Une bonne posture de marque doit être crédible sur différents supports sans paraitre réduite ou même dénaturée. C’est pourquoi une ligne directrice sur tous les supports sera fixée en amont afin de ne pas commettre d’impair dans son positionnement.

La cohérence avec le passé
La notion de cohérence avec le passé impose de garder une certaine continuité de style et de contenu à travers les campagnes passées ou à venir. Garder le cap de son positionnement est primordial pour ne pas perdre l’attention de son public et rester cohérent avec l’esprit initial de sa marque.

Si ces six règles sont respectées, le positionnement de votre marque a toutes les chances d’interpeller votre public et de le fidéliser.

Article rédigé par Yellow Lab

24 avril 2018

Comment communiquer quand on est une entreprise B2C ?

Communiquer est vital pour une entreprise afin de développer sa notoriété, de promouvoir son offre, d’animer son réseau et de fidéliser ses clients. C’est un effort de tous les jours, dans le but de se faire connaître et apprécier, et enfin d’être adopté. Même si, comme pour tout investissement, l’objectif est de générer du chiffre d’affaires, la communication est avant tout un travail de long terme sur l’image et la notoriété.


La communication fait partie intégrante du branding, elle reflète la promesse d’une entreprise. Par exemple, si le partage est au cœur des valeurs, cela doit se retrouver dans les évènements, dans les messages, dans les visuels. Toutes les actions doivent être cohérentes avec la marque, être adaptées à la cible et être bien exécutées pour avoir un impact fort.

Voici quelques exemples d’actions de communication mises en place par des entrepreneurs, preuve que cela reste accessible à tous !

Pour donner de l’information sur la marque 

Faire vivre la marque sur différents supports, c’est une façon de multiplier les points de contact avec le client et de véhiculer une même expérience et une même promesse. Par exemple, la marque de mode Sézane n’envoie pas simplement le produit bien emballé, elle glisse également un mot doux, un tote bag ou encore une recette de cuisine. Des petites attentions qui égayent la livraison et créent un attachement supplémentaire à la marque.

Utiliser les réseaux sociaux pour mettre en scène ses produits, parler de ses actualités et créer sa communauté. C’est à l’entreprise de créer du contenu et d’intéresser ses fans. Le problème est que les réseaux sociaux sont saturés d’informations, la bataille est rude pour qu’un post atteigne le fil d’actualité de l’utilisateur. La visibilité d’un post dépend de sa pertinence et de son attractivité, mais aussi de la notoriété de la personne qui poste, de la concurrence, du nombre de « likes » et de « shares »…

À retenir : une image ou une vidéo avec un court commentaire ont toujours plus d’impact qu’un simple texte. La publicité (« posts sponsorisés ») peut être un moyen de sortir du lot. François Sabbagh, co-fondateur de la marque de chaussures Garçonne et Chérubin explique que « même avec un budget limité, si on définit bien sa cible et qu’on a de beaux visuels, on peut avoir un bon taux de transformation ! ».

Produire du contenu vidéo afin de présenter le concept et séduire la cible. La vidéo est 50 fois plus puissante pour le référencement que le texte. Par exemple, la box de découverte de vin Le Petit Ballon a une chaîne Youtube, présentant des astuces d’œnologues ou des rencontres avec des vignerons. À noter aussi l’excellente vidéo virale du Dollar Shave Club, une entreprise qui, pour un dollar par mois, livre au domicile de l’abonné de nouvelles lames de rasoir. Le site a enregistré plus de 12 000 commandes en deux jours suite à la diffusion de la vidéo, qui a été vue plus de 18 millions de fois depuis mars 2012.

Être cité dans la presse et les blogs. Les journalistes peuvent présenter des entreprises et des offres, à condition que l’histoire soit convaincante et qu’elle séduise leurs lecteurs. Pour les toucher, il est possible d’organiser une présentation produit ou une visite d’atelier par exemple. Il est également intéressant de transmettre des informations sur les tendances du marché, de mettre en avant une expertise particulière ou encore de surfer sur l’actualité. Plusieurs prises de contact sont souvent nécessaires pour capter leur attention. Et l’information à communiquer doit correspondre au type d’information qu’ils traitent : ils ne font pas de publicité gratuite, alors il faut penser à leur intérêt. Mickael Loreau, fondateur de Vinizos, plateforme proposant des expériences vin, publie par exemple des billets à propos de l’œnotourisme sur mon-viti.com. Cette mise en avant est intéressante pour valoriser son expertise et ainsi toucher des partenaires et des clients.

[quote]« C’est gratifiant d’avoir un article dans la presse, mais il faut surtout que leur audience corresponde à ma cible pour avoir des retombées concrètes » déclare-t-il. [/quote] 

Pour aller à la rencontre de ses clients

Ouvrir un pop-up store. Les pop-up stores permettent aux marques qui n’ont pas la chance d’avoir de boutique physique de mettre un coup de projecteur sur leur offre. C’est un lieu de convivialité et de rencontres, un moyen de créer du lien avec ses clients. Il faut s’y prendre à l’avance, choisir un bon emplacement, aménager son espace pour créer un vrai univers et surprendre ses clients, prévoir sa force de vente et communiquer avant, pendant et après l’événement, notamment sur les réseaux sociaux. Belle réussite à Noël pour Flayr, leader européen du Discovery Shopping : univers trendy, emplacement idéal près des Halles, présentation de jeunes créateurs pour des cadeaux originaux, et horaires étendus pour permettre à tous de faire des emplettes, même le dimanche !

Organiser des évènements « physiques » pour fédérer la communauté. C’est une autre façon de présenter son offre et de créer du lien avec ses clients. Par exemple, le réseau social de partage de recettes de cuisine Youmiam organise son Miam Tour dans plusieurs villes de France pour aller à la rencontre des talents culinaires. Cet événement véhicule les notions de partage et de gourmandise chères à la marque. 

Parrainer des événements. Cela permet de profiter de l’attention suscitée par l’événement pour accroitre la notoriété d’une marque. Les fondateurs de la bière parisienne Gallia ont commencé comme cela. Avec leur réseau d’amis entrepreneurs, ils ont pu convaincre les « early adopters » lors de ces événements, avant de diffuser plus largement leurs produits.

Investir dans le street marketing. Le street marketing n’est pas obligatoirement synonyme de distribution de flyers. Au contraire, pour être impactant, il doit être original et engageant. Belle réussite pour Leetchi, le service de cagnotte en ligne : ils ont réalisé une campagne de street marketing qui avait pour thème « il y a toujours une histoire derrière une cagnotte Leetchi ». L’équipe a reconstitué des évènements qui s’étaient réellement déroulés et pour lesquels une cagnotte Leetchi avait été créée : les 40 ans de Florence, le pot de départ de Babas ou l’EVG de Bateo. Une campagne détonante qui a permis au site d’enregistrer 40% de croissance et d’asseoir la réputation de la marque.

Pour faire des ses clients des ambassadeurs de la marque

Engager ses fans sur les réseaux sociaux. Quand les fans participent, commentent, partagent, postent, et que toutes ces actions sont valorisées par la marque, cela permet de créer une dynamique très positive autour des produits. La marque de montres Charlie Watch a très bien réussi l’exercice lors de sa campagne de crowdfunding.

[quote]« Nous avons réalisé de belles photos de nos contributeurs avec leur montre (un prototype à ce moment là). Ces clichés ont été très partagés et c’était une jolie vitrine pour nous. D’ailleurs, cela a plu à Indigogo qui nous a mis en avant sur la plateforme et nous a offert plus de visibilité » explique Adrien Sangle-Ferrière, co-fondateur de la marque.[/quote]

Co-construire avec ses clients, c’est une façon de les impliquer et de créer un lien fort. C’est notamment un aspect important de la communication de la marque Merci Handy, qui demande régulièrement l’avis des consommateurs sur Facebook pour élire la senteur de leur prochain produit.

Organiser un concours sur les réseaux sociaux pour faire gagner ses produits ou un cadeau plus extraordinaire. Photo, vidéo, Vine, commentaire rigolo ou énigme à résoudre, toutes les formes sont possibles. La marque de thé Lov Organic a organisé un concours sur Instagram avant son événement Hygge Night, dont le but était de partager une photo d’un moment hygge, concept scandinave désignant la convivialité, le partage entre amis, l’ambiance cosy.

Encourager le parrainage de nouveaux clients pour jouer l’effet multiplicateur. Les consommateurs ont tendance à plus faire confiance à une offre recommandée par leur entourage plutôt que par la publicité. Afin de déclencher cette recommandation en cascade, il est utile de récompenser ses clients, comme le fait par exemple Uber avec son code promotion.

Les effets d’une campagne de communications sont rarement immédiats. C’est en combinant différentes actions, en faisant des tests, en mesurant les résultats et en maintenant un effort constant et régulier que cela fonctionne. Et surtout, il est important de rester cohérent avec la marque et la cible : c’est en répétant les mêmes messages, via différents canaux, qu’une jeune entreprise finit par toucher son marché !

13 avril 2018

La success story de Cristel : savoir-faire et design

Lorsqu’en 1987 le couple Dodane reprend l’entreprise Cristel – fabriquant d’ustensiles de cuisine haut de gamme –  l’entreprise est proche de la faillite. Il faut trouver des solutions de sortie de crise avec peu de moyens et en capitalisant sur l’outil industriel existent.

« On a redressé Cristel quand on a imaginé le concept cook and serve, c’est-à-dire un ustensile de cuisson aux lignes pures et aux poignées amovibles qui peut-être présenté sur la table », résume Bernadette Dodane, PDG de Cristel.

Un produit de qualité et un concept original de poignée amovible. Aujourd’hui, la PME franc-comtoise (11,7 millions d’euros de chiffre d’affaires) est le leader et le seul fabricant en France d’ustensiles de cuisson en Inox haut de gamme.

L’innovation et le design font partie intégrante de la stratégie de l’entreprise qui lance 150 nouveaux articles par an « made in France ».

De nombreux prix – prix du design, prix de l’entreprise innovante, etc. - et le label d’Entreprise du Patrimoine Vivant consacrent à juste titre le savoir-faire de Cristel.

http://www.cristel.com/

http://www.entreprise-et-design.fr/?p=66

13 avril 2018

Snapchat : pourquoi l’intégrer dans sa stratégie de marque ?

Snapchat est un réseau social lancé en 2011 qui a rapidement su attirer l’attention grâce à son concept innovant. C’est une application mobile sur laquelle il est possible d’échanger des messages, des vidéos et des photos de façon éphémère. Le contenu envoyé s’appelle alors un « snap » et le destinataire n’a que 1 à 10 secondes pour le voir. Après ces quelques secondes, le snap s’efface automatiquement et de façon définitive. Aujourd’hui, avec plus de 100 millions d’utilisateurs, Snapchat s’est imposé de manière incontournable parmi les réseaux sociaux influents et compte bien y rester. Mais pourquoi et comment l’utiliser dans sa stratégie social media ?

Un moyen efficace de toucher une cible jeune
Les jeunes sont la cible privilégiée de ce réseau social car 86% des utilisateurs de Snapchat ont entre 13 et 34 ans. Il s’agit même plus précisément de la cible dite « teenager » ce qui laisse envisager des possibilités de ciblage intéressantes. C’est grâce à son concept fun, dynamique et encré dans le moment présent que Snapchat réussit à se démarquer de ses concurrents que sont Youtube et Vine. Le partage est ici aussi rapide que l’esprit de ses utilisateurs, favorisant alors la notion d’urgence, levier majeur en marketing.

Un réseau social clé pour une marque
Outre le fait d’atteindre une cible précise, Snapchat possède des avantages multiples. Tout d’abord c’est son potentiel créatif qui retient l’attention. Un marque obtiendra à coup sûr une image créative et branchée si elle utilise les différentes fonctionnalités de Snapchat telles que les filtres de ralenti, d’avance rapide ou encore les service de géolocalisation. Ces outils lui permettront d’acquérir un aspect tout autre aux yeux des utilisateurs.
Ensuite, c’est la proximité avec les utilisateurs qu’offre Snapchat qui fait la différence. Quoi de mieux pour le fan d’une marque que d’en découvrir les locaux ? C’est en effet ce que propose Snapchat à travers son offre de diffusion Live pour des évènements spéciaux. Le réseau social possède un statut de « réseau évènementiel » qui lui donne de la crédibilité pour promouvoir ce type de manifestations. Cette relation de proximité avec les utilisateurs permet également d’optimiser un lancement produit en débutant une campagne de teasing vidéo ou photo. Le public de Snapchat est effectivement très réceptif à ce type d’appel.
Enfin, c’est son excellent rapport qualité/prix qui fait de Snapchat un réseau dont il ne faut pas faire abstraction dans une stratégie digitale. Sa gratuité et sa capacité à toucher un public large et actif donne à l’application toute la légitimité pour être intégrée dans la communication d’une marque.

Quels sont les résultats ?
Les résultats sont simples : une relation avec ses fans plus solide, un meilleur taux d’engagement et une image qui en ressort grandie. Les utilisateurs qui vous suivent sont directement impliqués dans le quotidien de votre marque et vous le rendent bien ! Ces constats laissent entrevoir un avenir radieux pour Snapchat qui devrait s’imposer encore davantage au sein des stratégies des marques.

Article rédigé par Yellow Lab

28 mars 2018

Le mobilier urbain de demain…

Imaginer l’équipement de la ville de demain. Vaste sujet lancé par la mairie de Paris et remporté par JCDecaux et Mathieu Lehanneur avec leur projet « Escale Numérique ».

C’est l’avenir des bancs publics : plus écologique et plus connecté. Un toit de verdure, 5 ports USB, une connexion wifi haut débit gratuite, un écran d’informations.

Les bénéfices consommateur sont évidents : fini les touristes perdus et l’attente stérile à l’arrêt de bus!

A découvrir au Rond-point des Champs-Elysées.

http://www.youtube.com/watch?v=fzYDusIF_X8

6 mars 2018

Les autoroutes changent d’aires

Très bon article de Challenges – n°309 12 juillet 2012 – sur la stratégie des aires d’autoroutes.

Le 5 juillet, Elior a ouvert sur l’A6 une halte d’un genre nouveau, et écolo.

Une colline comme les autres dans la campagne bourguignonne, le long de l’A6, l’autoroute du soleil, à 220 kilomètres de Paris. A l’intérieur, une grande agora baignée de lumière naturelle et de Wi-Fi gratuit accueille les familles dans une déco design et minimaliste faisant la part belle aux équipements en bois. De part et d’autre, restaurant, cafétéria, supérette et aire de jeux sont ouverts sur un paysage verdoyant et un espace de détente en plein air. On ne voit jamais l’autoroute jugée trop stressante. A l’extérieur, d’autres petites buttes masquent les immenses parkings pour poids lourds. Cet ensemble qui fleure bon le développement durable a été conçu par le designer Ora-Ïto. Inauguré le 5 juillet, quelques heures avant le déferlement des vacanciers sur cet axe exploité par les Autoroutes Paris-Rhin-Rhône, l’aire de la Chaponne est une vitrine.

Le groupe Elior, qui détient la concession avec la station-service BP, a investi 10 millions d’euros dans la construction. Quelques mois avant le renouvellement des contrats d’une centaine d’aires d’autoroutes françaises, le spécialiste de la restauration dans les aéroports, les musées et les gares veut faire ici la démonstration de son savoir-faire sur autoroute et prendre le dessus sur le leader Autogrill qui gère 74 aires de services, contre 70 pour Elior, sur un total de 360. « C’est un métier assez difficile car nous devons offrir de nombreux services gratuits et, au terme d’un bail de dix ou quinze ans, nous devons rendre les clés », confie Bertrand Lozé, directeur général d’Elior Concessions. Du coup Elior, comme ses rivaux, redouble d’imagination pour attirer, fidéliser et inciter les vacanciers à consommer.

Ora-Ïto a dessiné un bâtiment tout en rondeurs et en courbes, donnant sur un espace à ciel ouvert où les parasols en forme de soucoupes servent aussi de collecteurs d’eau de pluie. A l’écart de l’autoroute, les familles peuvent s’y installer pour déjeuner à l’ombre ou à l’abri à deux pas des commerces.

Elior mise sur les enseignes urbaines telles que le Columbus Café et le restaurant Hippopotamus, exploitées sous licence avec une offre simplifiée, pour transformer la pause toilettes sans achat en expérience de restauration haut de gamme bien plus lucrative. Le groupe déploie aussi des DailyMonop, Paul, Exki et Quick.

Pièce maîtresse du dispositif, la cafétéria adopte un code couleurs frais et naturel et met en avant des produits sains. Tout l’enjeu consiste à séduire les enfants et à rassurer les parents, pour que ces deux populations-clés reviennent et dépensent plus à l’heure de la pause.

Challenges n°309 – 12 juillet 2012

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