Le Bon Coin a tout bon !

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Dans la série « portrait d’entrepreneurs » nous vous proposons une rencontre avec Olivier Aizac, co-créateur et directeur général du site leboncoin.fr !

Olivier Aizac a été recruté en 2006 par le groupe média suédois Schibsted pour lancer une version française du site de petites annonces Blocket. « Contrairement à d’autres startups je me suis lancé avec 5 millions d’euros en poche. En revanche le point commun c’est que tout était à construire : je n’avais pas de contenu, pas d’audience, pas de bureau, et un informaticien pour m’aider à créer la plateforme ! » raconte Olivier Aizac. Si les millions ont aidé, ce n’est certainement pas la seule explication du succès ! Décryptage

1. Identifier le besoin et proposer un usage
Le Bon Coin, c’est une plateforme de petites annonces généralistes CtoC. On trouve tout sur Le Bon Coin : une lampe, un fragment de météorite ou une babysitter.
« Nous voulions créer une plateforme qui s’adresse au plus grand nombre, avec une interface très simple, ISO9Michu [pour la petite blague] »

Le Bon Coin c’est aujourd’hui 5 millions de visiteurs uniques par jour, un Français sur quatre qui consulte des millions de petites annonces à la recherche d’une bonne affaire !
« On a proposé un service qui a répondu à des attentes ! »

2. Choisir un modèle économique
« Nous sommes arrivé sur un marché où il y avait déjà pas mal de monde : eBay, SeLoger ou PriceMinister entre autres. A l’époque les concurrents faisaient payer l’inscription, ils pouvaient se le permettre, ils avaient des marques fortes ! » explique Olivier Aizac. Alors pour se tailler une part du gâteau, Le Bon Coin se lance en gratuit pour acquérir de l’audience. « Nous comptions à terme faire payer l’inscription comme les autres mais cela n’a pas été nécessaire ! » Le site génère rapidement un grand volume d’annonces et décide de se rémunérer sur la publicité et sur les options payantes de visibilité. « C’était une bonne rupture par rapport au marché et c’est ce qui nous a permis de devenir si populaire ! Ce modèle est en parfaite adéquation avec l’usage que nous proposons ». Stratégie efficace puisque 100 millions de produits sont mis en ligne chaque année.

3. Construire une marque forte
« Impossible de s’appeler Blocket comme le grand frère suédois, il fallait créer une marque locale » explique Olivier Aizac. C’est en repartant des valeurs de l’entreprise et du bénéfice consommateur (proximité, inspire confiance, ouvert à tous, bonne affaire) que Le Bon Coin est né. « Ca ne sonne pas très “nouvelle économie“ plutôt “bistrot du village“ mais ce côté local a très bien marché ». « La notoriété de la marque c’est ce qu’il y a de plus important ! » affirme Olivier Aizac.

En résumé, le conseil d’Olivier Aizac aux entrepreneurs : « Concentrez-vous sur le produit, la marque et la notoriété. Le reste est secondaire. »
#besoin #usage #marque nous en parlions ici http://lecercle.lesechos.fr/entrepreneur/marketing-communication/221172558/croissance-et-pme-osez-immateriel

Propos recueillis lors d’un petit déjeuner à l’incubateur La Poussinade le 23/01/14

Article rédigé par Yellow Lab

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